lundi 24 mai 2010

Inacceptable !

L’histoire de la rédaction de France Inter est semée d’évictions brutales, de désaveux soudains et autres faits du prince. Aujourd’hui, un certain summum est atteint. Rien n’est officiel, mais chacun sait que la chef des infos ne reviendra plus que pour reprendre ses affaires. Jacques Monin, l’envoyé spécial permanent de Radio France à Londres, pourrait lui succéder dans les jours à venir. Il n’est pas question ici de discuter ce choix mais d’apporter notre soutien à notre consoeur Brigitte Benkemoun, écartée dans des conditions inacceptables, et qui n’a pas souhaité rester quelques semaines de plus à son poste dans un tel climat.

L’excuse de la « maladresse » ou de la « mauvaise méthode » est inadmissible. À qui la faute ? Les directeurs semblent se renvoyer la balle. Sans doute les responsabilités sont-elles partagées mais au fond, peu importe. Il est impensable de ne pas prendre ce genre de décisions sans en avoir mesuré les conséquences, sans avoir auparavant « balisé le terrain », sans s’être assuré que tout sera fait le plus humainement possible et que rien ne perturbera le fonctionnement de la rédaction. Aucune de ces précautions élémentaires n’a été prise. Philippe Val a même jugé opportun, alors que la rédaction était sens dessus dessous, de passer quelques jours au Festival de Cannes.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que France Inter est confrontée à de telles méthodes de management depuis un an. Frédéric Pommier, Simon Tivolle, Patricia Martin, entre autres, en ont fait les frais. Un nouveau nom s’ajoute à cette liste. La rédaction de France Inter n’en tolèrera pas un de plus.

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