En septembre 2009, lors d’une réunion publique, Eva Joly accuse David Douillet, alors candidat UMP aux législatives dans les Yvelines, de détenir un compte au Liechtenstein.
Pour avoir rapporté ces propos dans un reportage diffusé sur France Inter, Alexandra Ackoun est aujourd’hui mise en examen, poursuivie pour « complicité de diffamation ».
Cette journaliste n’a fait que son travail, en toute bonne foi : nous ne doutons pas que la justice saura le reconnaître.
Chaque jour le petit théâtre politique se paie de coups de griffes, de provocations et de phrases assassines. Une réalité que les journalistes sont là pour rapporter. Devront-ils désormais édulcorer les propos, affadir les discours, jouer les censeurs ?
Les exemples de pression de la classe politique sur les journalistes se multiplient. C’est inquiétant. Et inacceptable.
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