mercredi 1 avril 2009

Le CSA reçoit la SDJ

Deux membres du Conseil supérieur de l’Audiovisuel, Marie-Laure Denis et Sylvie Genevoix, ont reçu, mardi 24 mars, une délégation de plusieurs sociétés de journalistes. Radio France, Radio Classique, RMC et RTL étaient représentées. La SDJ d’Europe 1 avait prévu de participer au rendez-vous, mais n’a pu, finalement, envoyer de représentant. Ce rendez-vous était consacré à la question du temps de parole des politiques à la radio, auquel nous avons consacré déjà plusieurs articles de ce blog.

Marie-Laure Denis insiste sur la nécessité, pour le CSA, d’appliquer la loi de 1986. Elle explique que les chaînes de télévision s’y conforment déjà, sans difficulté selon elle. Elle affirme que le conseil agit dans un esprit « le plus conciliant possible », qu’il ne veut en aucun cas « empiéter sur la liberté éditoriale » des journalistes. Mais selon elle, celle-ci doit aller de pair avec « l’exigence du pluralisme électoral ». Elle précise que les règles sont appliquées avec souplesse. Par exemple, le respect des critères est apprécié « tous les trois mois, pour lisser les effets de l’actualité ». Marie-Laure Denis explique également que le CSA n’a pas pour volonté de sanctionner les radios et qu’il entend d’abord jouer son rôle de régulateur, sur la base d’un dialogue constant, y compris avec les sociétés de journalistes.

La SDJ de Radio France souligne l’importance de ce rendez-vous : il est exceptionnel que les SDJ de plusieurs chaînes de radio agissent en commun. Ensemble, nous nous opposons à ce que nous considérons comme des quotas. A nos yeux, cette comptabilité nuit à la qualité de l’information. Le respect des critères chiffrés empiète sur le respect des critères strictement journalistiques tels que l’intérêt d’une information et sa nouveauté. Si nous sommes sensibles au dialogue proposé par le CSA, nous souhaitons, purement et simplement, l’abolition de ces règles.

Nous soulignons un autre problème, déjà évoqué sur ce blog : le temps de parole du Président de la République n'est pas pris en compte. Marie-Laure Denis rappelle que le conseil d’Etat doit bientôt statuer sur le sujet, à la suite d'une nouvelle requête.

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