Le mois prochain, le CSA aura vingt ans. Depuis 1989, il nommait les dirigeants de l’audiovisuel public. Malgré les pressions, il tenait – ou essayait de tenir – la radio et la télévision à distance du pouvoir. C’est fini : si la mesure votée par les députés est confirmée, l’Etat nommera directement les présidents de France Télévisions et de Radio France.
Rétablir le lien entre l’Elysée et Radio France, c’est remettre en cause l’indépendance de nos chaînes. France Inter, France Info, France Culture, Le Mouv, les stations de France Bleu composent une radio publique, pas une radio d’Etat. Ses journalistes doivent des comptes aux auditeurs, aux citoyens. Pas au pouvoir politique. C’est toute la différence.
Le projet de loi examiné en ce moment constitue une grave régression. La Société des journalistes de Radio France condamne fermement ce retour en arrière.
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