dimanche 4 mars 2012

RAPPEL A L'INDEPENDANCE

Depuis plusieurs semaines, le Directeur de France Culture, Olivier Poivre d’Arvor apporte publiquement son soutien au candidat socialiste François Hollande.
Interrogé aujourd’hui par la SDJ, le président de Radio France, Jean-Luc Hees, a pris position officiellement : « C'est dommageable pour notre maison et ça ne se reproduira pas. Notre maison qui est irréprochable, ne peut perdre ne serait ce qu’une once de son crédit en raison de l’attitude condamnable de l’un de ses dirigeants » nous a déclaré Jean-Luc Hees.

OPA FAIT SON MEA CULPA

Reçue longuement hier par Olivier Poivre d’Arvor, la SDJ a rappelé qu’un tel engagement politique était  incompatible avec l’obligation de réserve d’un dirigeant d’une chaîne publique.
« Je suis atterré par la proportion que prend cette affaire, je n’ai aucune envie que l’image de France Culture et de Radio France soit polluée par cette histoire. C est la 1ère fois que je vis une campagne à la tête d’un média. J’ai un engagement dont je ne peux me départir mais je n’ai pas appelé à voter François Hollande. Je n’ai pas de carte du PS. A l’avenir je serai plus vigilant» a répondu le directeur de France Culture.
Interrogé sur la suite, Olivier Poivre d’Arvor affirme qu’il n’a pas l’intention de prendre de congé sans solde durant la campagne électorale : « je ne suis pas candidat à un poste de ministre de la culture, ma priorité c’est la chaîne, je veille au pluralisme sur l’antenne, je veux rester à France Culture

NEUTRALITE ET CREDIBILITE

La SDJ ne commente pas les convictions personnelles des dirigeants de Radio France tant que celles-ci restent dans la sphère privée. Mais les exposer publiquement remet en cause la neutralité obligatoire de Radio France vis-à-vis de ses salariés et des auditeurs. C’est aussi prendre le risque de prêter le flanc à des attaques comme en témoignent les déclarations du chef de l’Etat-candidat de l’UMP, hier matin sur l’antenne de France Inter : « Imaginez si un dirigeant d’une radio publique faisait campagne pour moi dans l’Express», «Est-ce que c’est ça la République exemplaire ?».

Alors que la campagne électorale se durcit, la SDJ répète qu’il est du devoir de tout directeur comme de tout membre du service public de respecter son obligation de réserve. Il en va de la crédibilité de Radio France.

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